Face à l’épuisement des ressources 

et aux dérives de la surproduction.

Créer aujourd’hui ne peut plus être un geste neutre.

Chaque choix engage une responsabilité:

envers la terre, les matières, et les cycles du vivant.


Je m’intéresse à ce qui est essentiel :

les matières, les gestes, les usages réels du vêtement,

en refusant le superflu et l’accumulation.

Je travaille avec le temps et les ressources existantes,

en faisant du déjà-là une richesse,

et du réemploi une nécessité plutôt qu’une option.


Je privilégie ce qui est nécessaire,

ce qui a du sens, ce qui dure,

dans une volonté de ralentir, de limiter, de réparer.

Je compose des pièces dans des palettes naturelles,

à partir de matières choisies pour leur faible impact,

leur origine, leur capacité à être réutilisées ou transformées.

Je conçois des vêtements pensés pour durer,

être portés longtemps, réparés, transmis,

en opposition directe à la logique de consommation de masse.


Ma pratique s’inscrit dans une volonté de faire moins, mais mieux, de produire avec conscience,

et de questionner la place du vêtement dans un monde aux ressources limitées.

Créer, pour moi,

c’est résister à l’injonction de produire toujours plus,

c’est choisir la sobriété comme un acte,

et considérer chaque pièce comme un engagement envers le vivant.